Les personnes avant les objets
Un geste n’existe que par celles et ceux qui le portent, le réinventent et décident de le transmettre.
Traditions
Traditions du monde
Le manifeste Tashkent
Quand un geste disparaît, un monde se tait. Nous documentons, protégeons et transmettons les savoir-faire textiles et artisanaux qui relient les peuples.
Association loi 1901 · Patrimoines vivants · Depuis 2014

La famille associativeTashkent Traditions du Monde

Le motif du voyage
01
« Nous agissons pour que les communautés qui le souhaitent puissent continuer à vivre, créer, travailler et transmettre sur leurs territoires. »
La sauvegarde ne se résume pas à conserver un bel objet. Elle engage la dignité du travail, l’autonomie économique, les droits culturels et la liberté de choisir son avenir.
Un geste n’existe que par celles et ceux qui le portent, le réinventent et décident de le transmettre.
Noms, lieux, dates, sources et consentements : chaque histoire doit pouvoir être vérifiée et restituée.
Créer les conditions d’un travail digne, d’un outil possédé et d’une transmission choisie.
La matière comme langage
Avant le tissage viennent la récolte ou la tonte, le rouissage, l’extraction, le lavage, le cardage, le filage, la torsion et la teinture. Chaque matière impose son rythme ; chaque étape concentre une connaissance du vivant.

Une géographie des gestes
02
Un territoire de fibres, de techniques et de communautés. Chaque fiche est une halte : sourcée, datée, humble face à ce qu’il reste encore à apprendre.
Ouvrir l’encyclopédieCoton, lin, chanvre, ramie, ortie, piña, bananier, lotus et tissus d’écorce.
02Laines, cachemires, poils fins et soies, de l’élevage jusqu’au fil.
03Toile, serge, satin, velours, brocart, tapisserie, feutre et tapis noué.
04Des dizaines de pratiques vivantes reliées à leur fiche officielle, sans raccourci ni faux label.
Pièces à l’appui
La collection associative
05
Tashkent conserve un fonds d’étude : des pièces vestimentaires et des rouleaux textiles anciens, réunis mission après mission. Ce n’est pas un cabinet de curiosités. Chaque pièce est gardée parce qu’elle enseigne quelque chose — une armure, une teinture, un montage de manche, une lisière qui signe un atelier.
I · Pièces vestimentaires
Manteaux et robes de cérémonie, vestes doublées d’ikat, coiffes et parures de tête, ceintures et bandes tissées, pièces d’enfant. On y lit la coupe, la reprise, l’usure : ce que le corps a fait à l’étoffe.
II · Rouleaux & coupons
Rouleaux de soie et de coton, coupons de velours et de brocart, échantillonniers d’atelier, fragments archéologiques. Sur le rouleau, la lisière, la largeur de métier et le rapport de motif se lisent sans interprétation.
III · Ce que la collection sert
Le fonds n’a de sens que sorti de sa boîte : séances d’étude en école, prêts d’exposition, ateliers de reconnaissance des matières, comparaison avec les pièces vivantes rapportées du terrain.

Agir sur le terrain
03
Institutions culturelles, écoles, fondations, collectivités et musées : chaque coopération commence par l’écoute du terrain.
Inventaires participatifs, enquêtes de terrain et récits sourcés, construits avec les détenteurs des savoir-faire.
Découvrir nos actionsDiagnostics des risques et plans d’action pour que les gestes, les outils et les matières ne deviennent pas de simples archives.
Découvrir nos actionsProgrammes maîtres-apprentis, formations et rencontres où le temps de la transmission est reconnu comme un travail.
Découvrir nos actionsLe nom comme boussole
04
Une ville-carrefour, au cœur des anciennes routes de la soie, entre les mondes chinois, indien et irano-turc.
Ses caravansérails ont vu circuler des étoffes, des langues, des récits et des connaissances. Ce nom n’enferme pas l’association dans une seule tradition : il ouvre une route entre les savoir-faire du monde.
Comprendre l’association, son histoire et sa gouvernance.
Explorer les fibres, les techniques, les territoires et leurs voix.
Agir sur le terrain avec une méthode adaptée à chaque contexte.
Faire se rencontrer chercheurs, artisans, institutions et publics.

Présidence fondatrice · Depuis 2014
Président fondateur & anthropologue de terrain
Je suis anthropologue de terrain. Je préside Tashkent Traditions du Monde depuis sa déclaration en 2014 — une association née d’observations de terrain, pas d’un projet de bureau.
J’y interviens comme la voix qui raconte le terrain — jamais comme le détenteur d’un savoir que je documente : ce sont les artisans, les maîtres et les communautés qui restent les protagonistes de leur propre patrimoine.
Ali Rakib · Expertise textile · Photographie Nathalie Malric
Une intelligence collective
Tashkent ne porte pas une seule voix. Anthropologues, ethnologues, sociologues, philosophes, enseignants et maîtres artisans croisent leurs expériences avec les savoirs des communautés.
Une constellation de regards, pour que personne ne parle à la place de celles et ceux qui savent.
Rejoindre la caravaneCe que nous protégeons
La Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ne protège ni un tapis, ni un manteau, ni une pièce de musée. Elle reconnaît des pratiques vivantes — des gestes, des vocabulaires, des rituels, des savoirs sur la matière — portés par des communautés qui les transmettent. Une fibre n’est jamais « classée » : c’est un savoir-faire, exercé par des gens précis, dans un lieu précis, qui l’est.
Pourquoi cela compte : un métier à tisser peut être racheté, un motif recopié, une étoffe reproduite à la machine. Le geste, lui, ne se retrouve pas. Quand la dernière personne qui sait monter une chaîne d’un certain type cesse d’enseigner, ce n’est pas un objet qui manque — c’est une manière de faire le monde qui s’efface, et avec elle une économie, une langue de travail, une place sociale.
Une correction, un mot en langue locale, une source de première main, une photographie autorisée : chaque contribution vérifiée entre dans l’Atlas au nom de celui qui la porte.
Contribuer un savoirUne enquête utile paie l’artisan, l’interprète et le déplacement. Un don affecté finance des journées de terrain rémunérées, pas une plaquette.
Financer une enquêteInviter un maître à enseigner, ouvrir une école, accueillir une exposition, acheter au juste prix : la sauvegarde se joue autant dans la demande que dans l’archive.
Voir nos programmes
Les inscriptions citées dans l’Atlas renvoient aux fiches officielles du dispositif. Consulter les listes du patrimoine immatériel
Le passage de relais
Devenir membre, financer une enquête, confier une mission ou ouvrir une porte : il existe plusieurs manières de faire avancer la caravane.
Choisir comment contribuerAssociation loi 1901 · Élancourt · Depuis 2014
Tashkent documente les savoir-faire textiles et artisanaux pour soutenir leur transmission choisie, leur reconnaissance et les communautés qui les portent.
Notre raison d’être
01
Il vit dans des personnes, des paysages, des langues, des outils, des calendriers et des relations sociales. Le protéger exige donc plus qu’une collection d’objets : il faut comprendre les conditions qui rendent le geste possible.
Tashkent agit à l’interface de l’anthropologie de terrain, de la documentation, de la transmission et de la coopération culturelle. L’association rassemble les voix sans parler à leur place.
Les détenteurs des savoirs ne sont pas des sujets illustratifs : ils définissent ce qui peut être raconté, nommé, photographié et transmis.
Une fiche associe matière, geste, personnes, territoire, date, vocabulaire local, contexte d’usage et sources vérifiables.
L’enquête doit revenir vers celles et ceux qui ont partagé leur temps : copies, crédits, accès aux résultats et possibilité de correction.
Un patrimoine reste vivant si les praticiens peuvent exercer, former, accéder aux matières et tirer un revenu digne de leur travail.
Une histoire en mouvement
Une chronologie vérifiable, commencée au Népal en 2011 — trois ans avant la déclaration de l’association. Chaque date ouvre un chantier plutôt qu’elle ne ferme un chapitre.
Peu après le tremblement de terre du Sikkim, au contact des artisans himalayens, naît l’idée d’une structure vouée aux savoir-faire textiles rares. Les premières étoffes sont tissées d’après des cahiers des charges historiques précis : Antiquité, monde gaulois, Moyen Âge, périodes mamelouke et ayyoubide, Renaissance, règne de Louis XIV, périodes révolutionnaire et napoléonienne.
Une conviction fondatrice apparaît dès ces premières commandes : un savoir-faire ne se sauvegarde réellement que si les personnes qui le détiennent continuent à le pratiquer et peuvent en vivre dignement.
Les recherches gagnent l’Asie centrale, centre de gravité d’une circulation millénaire de fibres, de teintures, de motifs et de techniques entre le Japon et la France. C’est en hommage à Samarcande, Boukhara, Khiva et Tachkent que le projet prendra son nom.
Trouver une belle matière ne suffit plus. Il faut comprendre qui produit, avec quelles matières, selon quelles règles sociales et culturelles — et ce qu’une commande extérieure transforme dans un écosystème artisanal local.
L’association loi 1901 est déclarée. Sa vocation : rechercher, valoriser et contribuer à sauvegarder les traditions, les matières et les gestes, avec le textile comme porte d’entrée vers le patrimoine culturel immatériel.
La valeur patrimoniale d’un savoir-faire ne dépend ni de son prix ni du prestige de ses clients, mais de la rareté de la connaissance, de sa profondeur culturelle, de sa transmission et des personnes qui la portent.
Le fil continu · chaque année
Chaque année, sans interruption depuis 2014, l’association enseigne les méthodes de sauvegarde des patrimoines culturels immatériels de l’humanité : formations, séminaires, masterclasses, conférences et enseignements de terrain.
Ce qui s’y transmet
Le travail s’étend aux créateurs, stylistes, entreprises de mode et maisons de haute couture. Le rôle devient celui d’un interprète entre deux mondes qui ne parlent pas toujours la même langue économique, culturelle ou technique.
Documenter et défendre ne suffit pas à fournir régulièrement du travail aux artisans. Forweavers, structure entrepreneuriale distincte de l’association, transforme les savoir-faire rares en commandes durables auprès de la mode, du luxe et du design. Tashkent demeure le laboratoire patrimonial, culturel et pédagogique.
Afrique, Amérique latine, Andes, mondes méditerranéens : des fibres et des systèmes culturels profondément différents, une même question — comment faire entrer un savoir-faire ancestral dans l’économie contemporaine sans le dénaturer ? La même année, une intervention à Central Saint Martins porte sur les matières premières et les responsabilités des industries créatives.
Une mission est engagée sur les savoir-faire français liés aux fibres libériennes. Elle ne porte pas seulement sur le lin, mais sur les chaînes associées au lin et au chanvre : culture, préparation de la fibre, transformation, filature, tissage, outils, ateliers, entreprises et transmission des gestes.
Pour l’association, cette commande publique constitue une reconnaissance de la qualité de ses recherches et de sa légitimité dans le champ du patrimoine culturel immatériel.
Gestes, machines, filières, modes de transmission, menaces et communautés professionnelles sont documentés. La recherche se poursuit pendant toute l’année 2020 malgré les restrictions liées au Covid-19.
Les savoir-faire du chanvre textile sont reconnus dans l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel de la France. Des gestes agricoles, techniques, artisanaux et industriels jusque-là peu considérés comme patrimoine culturel le deviennent officiellement.
Pendant la période Covid, la Méditerranée s’impose comme un autre territoire essentiel : un immense espace de circulation des matières, des vêtements, des techniques et des identités.
Le travail engagé en 2019 aboutit également pour le lin. Des filières productives, des ateliers et des entreprises sont reconnus comme détenteurs d’un patrimoine vivant — l’un des jalons institutionnels les plus importants de l’histoire de l’association.
Décryptage anthropologique dans Marie Claire autour de l’affaire du keffieh ; format TEDx au sein du groupe Pierre Fabre Dermo-Cosmétique consacré aux cultures humaines, aux matières et aux enjeux de transmission dans l’économie contemporaine.
Intervention dans le podcast VLAN : on ne protège pas durablement des ressources, des matières ou des écosystèmes sans comprendre les cultures qui leur donnent sens.
Tissages, broderies, vanneries, fibres végétales, laines, teintures et matières naturelles liées aux modes de vie locaux.
Les séminaires évoluent vers une méthodologie opérationnelle : identifier un patrimoine vivant, rencontrer ses détenteurs, analyser les menaces, documenter les gestes, recueillir le consentement, évaluer les réalités économiques et politiques locales, imaginer des solutions de transmission. À l’IESA Arts & Culture notamment, ces méthodes sont appliquées à des cas réels.
Une encyclopédie consacrée aux fibres, aux gestes et aux traditions du monde : laines, soies, cotons, fibres libériennes, fibres végétales, papiers, feutres, tissages, tapis, vanneries, broderies, teintures et techniques d’entrelacement — reliés aux communautés détentrices, aux territoires, aux publications scientifiques, aux inventaires nationaux et aux éléments inscrits par l’UNESCO.
Ouvrir l’Atlas vivantL’ouvrage revient sur les années de terrain, les artisans, les communautés, le luxe, les chaînes d’approvisionnement et les contradictions rencontrées entre sauvegarde culturelle, exigences économiques et responsabilité sociale.
Symposium international consacré au parcours de Bess Nielsen et aux transmissions textiles entre l’Inde, l’Europe et le Japon. Artisans, créateurs, chercheurs, étudiants et détenteurs de savoir-faire y sont réunis autour d’une même question : comment transmettre un patrimoine vivant sans le figer ?
Du Népal à l’Ouzbékistan, du Japon au Pérou, du Groenland à Madagascar, une seule et même histoire : celle des femmes et des hommes qui transforment les fibres du monde en culture.

Présidence fondatrice
Anthropologue de terrain · Président fondateur
Depuis plus de vingt ans et dans une trentaine de pays, Ali Rakib travaille au contact d’artisans, de communautés autochtones, d’institutions culturelles et d’entreprises. Il a fondé Tashkent pour donner un cadre collectif à la documentation et à la transmission de ces savoirs.
Son rôle n’est pas de devenir le propriétaire des récits recueillis, mais d’en assurer la précision, l’attribution et la circulation responsable.
La caravane intellectuelle
Anthropologues, ethnologues, historiens, enseignants, designers, conservateurs, artisans et détenteurs de traditions sont invités à contribuer. La compétence n’efface jamais la provenance de la parole.
Rejoindre la caravaneL’Atlas vivant · Corpus inaugural
Comprendre ce qui relie une plante, un animal, un fil, une structure et les communautés qui maintiennent le geste en vie.
Notre règle éditoriale
L’UNESCO inscrit des pratiques vivantes portées par des communautés. L’encyclopédie distingue donc les matières et techniques des éléments officiellement inscrits. Les liens UNESCO sont réservés aux inscriptions directes vérifiées. Les fiches de fibres proposent séparément, lorsque c’est pertinent, des institutions et ressources de référence : aucune ressource sectorielle n’est présentée comme une inscription UNESCO.
Chercher dans le corpus
La recherche porte sur le titre, le sous-titre, le territoire et les mots-clés des 130 cartels.
Aucune fiche ne correspond encore à cette recherche.
Un atlas nécessairement collectif
Chaque contribution est examinée, sourcée et attribuée. Les communautés et praticiens restent les premiers auteurs de leur patrimoine.
Proposer une contributionDe l’enquête à la transmission
Chaque mission commence par un contexte, pas par un format préfabriqué. Nous construisons les objectifs, les preuves et le calendrier avec les détenteurs des savoir-faire.
Documenter
Enquêtes de terrain, entretiens, relevés de gestes, lexiques, généalogies d’objets, cartels, fonds photographiques et dossiers d’inventaire.
Transmettre
Programmes maîtres-apprentis, ateliers intergénérationnels, résidences, supports pédagogiques et démonstrations où la transmission est reconnue comme un travail.
Relier
Symposiums, expositions, publications et dialogues entre artisans, chercheurs, musées, écoles, collectivités, fondations et publics.
L’action première
II
Documenter ne sauve rien à soi seul : une fiche bien faite qui n’est lue par personne ne remplace pas un savoir qui s’éteint. La transmission est donc le cœur de notre activité — devant des étudiants, des professionnels, des publics scolaires, des adultes en reconstruction, et dans les ateliers eux-mêmes.
Écoles supérieures
Interventions régulières depuis plus de dix ans dans les écoles d’art, de mode, de design, de culture, de commerce et de marketing : anthropologie des matières et du textile, filières réelles, éthique du sourcing, patrimoine culturel immatériel, économies du luxe. Ce que les manuels ne contiennent pas — les dilemmes tels qu’ils se posent réellement dans un atelier, à l’autre bout du monde.
Français, anglais, espagnol · en présentiel ou à distance · toute structure de formation peut solliciter une intervention.
Formation professionnelle
Reconnaissance des matières, lecture d’une filière jusqu’au rang trois, protocoles de consentement et de partage de la valeur, cadre du patrimoine immatériel. Pour matériauthèques, directions artistiques, équipes achats et RSE, services de conservation.
Conférences & masterclass
Keynotes, tables rondes, formats TEDx, rencontres de festivals et de salons professionnels. Le même corpus que l’Atlas, porté par la voix, devant un public qui n’est pas forcément spécialiste.
Publics en reconstruction
Nous intervenons dans les programmes d’accompagnement à l’entrepreneuriat culturel et social : valoriser un savoir-faire déjà détenu, le nommer, le documenter, le porter jusqu’à une activité viable. Beaucoup de personnes accueillies arrivent avec un métier dans les mains — la formation part de là, pas de zéro.
Sensibilisation
Séances en établissement, ateliers de reconnaissance des matières à partir du fonds de collection, expositions hors les murs. Faire toucher une étoffe reste la façon la plus rapide de faire comprendre ce qu’un geste contient.
Résidences & jumelages
Nous organisons des résidences chez les maîtres artisans, dans leur atelier et leur territoire, et nous y faisons venir des créateurs d’autres pays : un maître teinturier face à un designer textile scandinave, un tisserand face à une maison de mobilier contemporain. Le cadre est écrit avant la première rencontre — propriété intellectuelle partagée, rémunération juste, consentement éclairé, documentation du processus. Une résidence n’a de sens que si elle honore les deux mains.
Éditions & ressources
III
Les enquêtes ne restent pas dans des tiroirs : elles deviennent des livres, des ressources de formation et, bientôt, des formats sonores. Chaque publication cite ses sources et nomme les personnes qui savent.
Livre · deux tomes · français et anglais
L’anthropologie telle qu’elle se vit : dans les ateliers, les médinas, les steppes et les salles de comité. Le tome I pose l’anthropologie du développement durable et les droits des peuples — dire vrai pour une RSE authentique. Le tome II monte en tension sur le patrimoine, le luxe et la mondialisation : ce que l’industrie du rêve inflige au monde réel.
Ressources de formation · à paraître
Études de filières, guides de reconnaissance des matières, protocoles de documentation et de consentement, fiches pédagogiques prêtes à l’emploi. Mis en vente au fil de leur parution ; les premières références se réservent dès maintenant.
Être prévenu à la parutionPodcasts · à venir
Entretiens longs avec des maîtres artisans, des chercheurs et des membres de communautés, en langue d’origine sous-titrée quand il le faut. Un format qui laisse le temps de la nuance — et qui rémunère celles et ceux qui parlent.
Suivre le lancementProjet en préparation · Symposium 2027
Tashkent accompagne l’organisation de FIL DE VIE, symposium international consacré au parcours de Bess Nielsen, fondatrice de Khadi & Co, entre Londres, Nara et New Delhi.
Découvrir FIL DE VIELe terrain
Chaque image indique son sujet et son territoire. Aucune photographie n’est publiée pour ressembler à son sujet : celles qui n’ont pas de provenance vérifiée restent à l’état de recherche.
Démarche qualité
Notre activité de formation est conduite selon le Référentiel National Qualité, dans le cadre de la démarche de certification que nous menons actuellement. Ces sept engagements ne sont pas des intentions : ils s’écrivent dans chaque convention, chaque programme et chaque bilan.
Prestations, objectifs, prérequis, durées, délais d’accès, tarifs et modalités : publiés avant l’inscription, pas sur demande.
Chaque formation annonce des objectifs opérationnels et évaluables, adaptés au niveau réel des participants.
Positionnement en amont, ajustement des contenus, accessibilité aux situations de handicap, prise en compte des parcours non linéaires.
Moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement proportionnés : supports, matières manipulables, effectifs tenus, lieux adaptés.
Compétences vérifiées et actualisées : terrain documenté, publications, expérience d’enseignement en établissement supérieur.
Veille sur les métiers, les filières et les cadres juridiques ; liens actifs avec institutions culturelles, écoles et communautés détentrices.
Recueil systématique des retours, traitement écrit des réclamations, et mesures correctives consignées d’une session à l’autre.
Construire une mission
Identifier les personnes concernées, les attentes, les risques et ce qui ne doit pas être documenté.
Établir consentements, gouvernance, droits d’usage, livrables, budget et modalités de restitution.
Conduire le terrain, croiser les sources et documenter les incertitudes sans les masquer.
Restituer, corriger, publier selon les accords et préparer la continuité au-delà de la mission.
Musée, école, collectivité, fondation, association ou communauté ?
Parler d’un projetPrendre part à la caravane
Contribuer par l’image
Nous privilégions les images de gestes, d’outils, de matières et de contextes réels. Elles ne sont publiées qu’avec les informations et autorisations nécessaires.
Qui ? Nom de la personne ou de la communauté, et accord de publication.
Où et quand ? Lieu précis, pays et date ou période.
Quel geste ? Matière, outil, étape et vocabulaire local si connu.
Quel crédit ? Nom du photographe et titulaire des droits.
Quelles limites ? Recadrage autorisé, durée, usages exclus ou retrait demandé.
Réponse humaine
Présentez en quelques lignes votre lien avec le sujet, le territoire ou la pratique. Nous répondrons avec la même attention.
Écrire à TashkentUne caravane intellectuelle mondiale
En constitution
Un réseau international où les savoirs académiques et vernaculaires se rencontrent comme autrefois les routes, les caravanes et les matières dans les caravansérails : sur le même sol, à la même table.
Le manifeste
01
Une inscription, une publication, une exposition : chaque fois, une chaîne de personnes a rendu le résultat possible. Le plus souvent, seule l’extrémité savante de cette chaîne apparaît. Le consortium existe pour rendre la chaîne entière visible.
Nous réunissons des experts textiles, des spécialistes des fibres, des anthropologues, des ethnologues, des chercheurs en patrimoine culturel immatériel, des historiens des techniques, des maîtres artisans, des détenteurs de savoir-faire, des représentants de peuples premiers et de communautés locales, des conservateurs, des archivistes, des scientifiques des matières et des spécialistes des droits culturels.
Aucune de ces expertises ne surplombe les autres. Le détenteur d’un geste et le chercheur qui l’étudie occupent la même place, avec la même largeur, dans la même typographie.
Ne jamais afficher un nom, une institution, un logo, une qualité de représentant UNESCO ou une affiliation autochtone sans validation factuelle et consentement explicite. Tant que cette validation n’est pas obtenue, la place reste ouverte et le dit.
Cartographie des savoirs
02
Chaque point est un territoire cité par au moins un cartel réellement présent dans l’Atlas. Aucun trait n’est tracé entre les points : une route dessinée serait une affirmation, et les fiches ne l’établissent pas. Sélectionnez un territoire pour lire les cartels qui s’y rattachent.
Les familles d’expertise
Les places ci-dessous sont ouvertes. Aucune personne n’est annoncée avant que son nom, sa qualité exacte et son accord de publication n’aient été vérifiés. Aucune institution n’est présentée comme partenaire sans preuve.
Reconnaître une armure, une torsion, une teinture ou une trame supplémentaire, et savoir ce que cette reconnaissance ne dit pas.
Travailler la relation avant la collecte : qui parle, à qui, selon quel accord et pour quel usage.
Le geste comme autorité première. Ici, l’expertise se mesure à ce que la main sait faire et transmettre.
Une place tenue par les communautés elles-mêmes, selon leurs propres protocoles de représentation.
Du sol et de l’élevage jusqu’au fil : agronomie, botanique, zootechnie, écologie des matières.
Collections, inventaires, conservation préventive, documentation et accès aux fonds.
Une place ouverte à condition que la qualité exacte soit établie et publiée sans ambiguïté.
Sécuriser juridiquement ce que la documentation rend visible, et protéger ce qui doit le rester.
Éthique du consortium
Rien n’est publié sans l’accord explicite des personnes et des communautés concernées, pour un usage décrit à l’avance. Un accord peut être limité dans le temps, dans son étendue ou dans ses supports.
Le savoir est nommé avec celles et ceux qui le portent. Une contribution n’est jamais absorbée dans une voix institutionnelle anonyme.
La documentation revient d’abord à la communauté documentée, dans une forme et une langue qu’elle peut utiliser. La circulation académique vient après, jamais à la place.
Un consentement se retire. À la demande, un contenu est dépublié sans avoir à se justifier, et la trace de ce retrait est conservée.
Rejoindre la caravane
Le consortium se construit par recommandation autant que par candidature. Si une personne ou une communauté devrait figurer ici, écrivez-nous : nous préférons une place vide à une place mal attribuée.
Écrire au consortiumLe passage de relais
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01
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Institutions, musées, collectivités
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Mise en relation · lieux · archives
Un contact, un fonds d’archives, un lieu d’atelier, une traduction, une compétence juridique ou technique mise à disposition.
Corrections · vocabulaires · images documentées
Une correction, un vocabulaire local, une source solide, un témoignage, ou des images accompagnées de leurs autorisations.
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Vue d’ensemble de l’Atlas
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